Introduction
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Au milieu du XV° siècle, les Turcs, ennemis acharnés du nom chrétien, envahirent quelquesunes des contrées méridionales de l’Europe. Leur cri de guerre était : Crois ou meurs ! Il fallait opter entre ceindre le turban ou tomber sous le cimeterre.
En ce temps là vivait, dans l’île de Crète, un honnête marchand dont la principale occupation était d’acquérir ces richesses spirituelles, que ni les voleurs ni la mort ne peuvent nous ravir (Mt 6,19). Il professait une dévotion toute particulière envers la très sainte Vierge, et son trésor le plus précieux icibas était une image miraculeuse de Marie, devant laquelle il avait coutume de prier.
Un certain nombre de Crétois, craignant une irruption des Turcs, résolurent de quitter leur île. Le marchand se joignit à eux, en emportant l’icône de la Mère de Dieu. Il la prit comme sauvegarde contre les périls du voyage, en s’embarquant sur un vaisseau qui faisait voile pour l’Italie.
La très sainte Vierge ne tarda pas à récompenser d’une manière digne d’elle, la sollicitude de son fidèle serviteur, après avoir mis toutefois sa confiance à l’épreuve. A peine euton levé l’ancre, que le ciel se couvrit de nuages, la mer devint furieuse, et, en peu d’instants, une horrible tempête se déchaîna sur le bâtiment, menaçant de l’engloutir. Après une lutte désespérée, l’équipage épuisé abandonna le navire à la merci des flots. Dès lors, les passagers tremblants n’eurent plus qu’à attendre, dans une horrible angoisse, la vague qui devait les précipiter au fond de l’abîme. A ce moment, notre voyageur, découvre à ses compagnons le tableau miraculeux, et les exhorte vivement à recourir avec confiance à celle que l’Eglise invoque comme l’Etoile de la mer ; puis, donnant luimême l’exemple, il se prosterne devant l’image sacrée. A cette vue, l’équipage tout entier, ranimé dans sa foi, tombe à genoux et se met en prière. A peine ces infortunés ontils élevé leurs regards suppliants vers Marie, que la tourmente s’apaise ; le ciel reprend sa sérénité ; et, quelques jours après, le vaisseau voguant sur une mer tranquille, entrait, sans aucun dommage, dans un port d’Italie.
Ainsi préservé du naufrage, le protégé de Marie se dirigea vers Rome. C’est là, qu’il tomba gravement malade. Comprenant aussitôt, que son pèlerinage icibas était près de finir, il se disposa, sans tarder, à son dernier passage. Cependant il lui restait au cœur un suprême désir, celui de glorifier une dernière fois sa sainte Mère. Il remit à un ami très cher, la précieuse image qui avait toujours été son principal trésor. Il demanda que cette image fût exposée et publiquement honorée dans une des églises de Rome. Son ami lui promit solennellement de ne rien épargner pour que ce vœu fût accompli ; et, sur cette assurance, le dévoué serviteur de la Vierge rendit avec joie son âme à Dieu.
Mais dans quelle église fallaitil déposer le merveilleux tableau ? Marie, apparut à la fille de cette famille et révêla : ” Je veux être placée entre mon église bienaimée de SainteMarieMajeure et celle de mon fils JeandeLatran. “
Cette parole fut aisément comprise. Entre les deux basiliques, désignées par la sainte Vierge, se trouvait précisément l’antique, église SaintMatthieu. Il était donc évident que Marie, du haut du ciel, avait jeté les yeux sur ce sanctuaire, pour en faire l’asile de sa miraculeuse image. Surlechamp, on se mit en devoir d’obtempérer à ses ordres : le précieux tableau fut soigneusement remis entre les mains des religieux Augustins, auxquels SaintMatthieu était alors confié. Ceuxci le reçurent avec reconnaissance. Aujourd’hui, cette icône se trouve toujours dans cette église, qui appartient aux Rédemptoristes.
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